Je survole le Clos de la Vigne à Ozoir-la-Ferrière

Fais comme l'oiseau !
et survole le Clos de la Vigne à Ozoir-la-Ferrière !

Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau,
D'aller plus haut

Mais je suis seul dans l'univers
J'ai peur du ciel et de l'hiver
J'ai peur des fous et de la guerre
J'ai peur du temps qui passe, dis
Comment peut-on vivre aujourd'hui
Dans la fureur et dans le bruit
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu

Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau,
D'aller plus haut

Mais l'amour dont on m'a parlé
Cet amour que l'on m'a chanté
Ce sauveur de l'humanité
Je n'en vois pas la trace, dis
Comment peut-on vivre sans lui ?
Sous quelle étoile, dans quel pays ?
Je n'y crois pas, je n'y crois plus, je suis perdu

Fais comme loiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau,
D'aller plus haut

Mais j'en ai marre d'être roulé
Par des marchands de liberté
Et d'écouter se lamenter
Ma gueule dans la glace, dis
Est-ce que je dois montrer les dents ?
Est-ce que je dois baisser les bras ?
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu

Fais comme l'oiseau
Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau
D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau,
D'aller plus haut

 

( décollage de l'Eole en 1890 )

 

Clément Ader en 1890 fait décoller le premier "avion" du monde près d'Ozoir-la-Ferrière !

Clément Ader exulte ! Cet après-midi, dans le parc du château d'Armainvilliers, le savant français a volé aux commandes d'une machine volante de sa conception, l'Eole. C'est dans le plus grand secret qu'Ader et ses assistants étaient venus s'installer dans la propriété de Mme Isaac Péreire, la veuve du célèbre banquier. Dès le mois d'août, des essais ont eu lieu et, aujourd'hui, à l'exception de Mme Péreire, d'une de ses amies et de sa famille, il n'y avait dans l'enceinte du château que Clément Ader et ses deux contremaîtres, Eloi Vallier et Espinosa. Une aire de manœuvre de 200 mètres de long sur 25 de large, battue au rouleau et entièrement dégagée de tout obstacle, avait été préparée. Dans l'après-midi, "l'avion", c'est ainsi que l'ingénieur appelle l'Eole, est amené sur la piste. Il n'y a pas de vent, ce que souhaite Ader, car, en dehors des commandes du moteur et de celle qui permet de reculer ou d'avancer les ailes, l'Eole ne dispose pas de gouvernail. Un peu avant quatre heures, on met en marche le moteur. Il est à vapeur, à deux cylindres et d'une qualité exceptionnelle. D'une puissance de 20 ch., l'ensemble moteur, chaudière et condenseur compris, pèse moins de 3 kg par cheval, du jamais vu ! Pour être certain de décoller, Ader a allégé au maximum l'Eole, en enlevant deux des réservoirs. Le moteur fait tourner un arbre horizontal qui entraîne l'hélice dont les quatre pales sont en bambou refendu. Prouesse étonnante, les ailes sont articulées et repliables. Savamment étudié, leur profil en creux les distingue des aéroplanes de l'époque. A quatre heures quatre minutes, l'Eole roule sur la piste improvisée, puis, ayant augmenté la vitesse du propulseur, Ader se sent soudainement soulevé dans l'air. Au même moment, les assistants d'Ader placés à mi-distance sur la piste, voient les roues se détacher du sol et l'Eole parcourir une cinquantaine de mètres en rasant la piste à 20 cm avant de retoucher le sol. Il est 16h06. Ader sort de la machine visiblement ému. Sans perdre son sang-froid, et avant de rédiger un procès-verbal, il ordonne à tous de garder le secret et demande à ses contremaîtres de marquer l'endroit exact où ils ont vu les roues de l'Eole quitter terre.

Un exploit sans lendemain et une bien étrange machine, fabriquée de A à Z par Ader. Parmi d'autres bizarreries, des ailes en bois articulées, recouvertes de soie et inspirées de celles d'une chauve-souris, la roussette des Indes. Inventeur surdoué mais isolé des autres chercheurs par le secret militaire, Ader ne pourra jamais assurer la stabilité de ses modèles. Après un échec en 1897 avec l'Avion III, l'armée lâche le pauvre Clément qui, dégoûté, abandonne toute recherche. Il détruira ses plans et brûlera l'Eole. Seul à subsister, l'Avion III dont il fait don au Musée des Arts et Métiers.
C'est Clément Ader qui a créé le mot "AVION" comme peut en témoigner le "Mémoire descriptif à l'appui de la demande d'un brevet d'invention" où, pour la première fois, ce mot - du latin avis, oiseau - est employé. Ader l'a adopté pour distinguer son invention des aéroplanes qui n'étaient alors que des planeurs. Le mot avion désigne aujourd'hui tout appareil d'aviation piloté, ou aéronef, qui, parmi les plus lourds que l'air, ou aérodynes, assure sa sustentation au moyen d'ailes fixes (ou à géométrie variable) et dont la propulsion est assurée par un ou des moteurs. Sont donc exclus des aérodynes, les planeurs et les hélicoptères.

 

 

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