La maison où j'ai grandi par Papytane  

Vidéo mp4 - 4 mn 12 - 13,8 Mo

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La maison où j'ai grandi

René ROYER

image 1 : année 1941. René bébé habite passage Montgallet à Paris 12ème.

image 2 : passage Montgallet en 2010.

image 3 : année 1941. Hôpital St-Antoine. Maternité.

image 4 : avenue Daumesnil Paris 12ème... en 1910 !!!
de 1942 à 1962
en 1950 : Il y a cinquante ans... Il y a cinquante ans, l'avenue Daumesnil était pavée, petit modèle dit mosaïque, on y circulait à double sens et les rails du tramway couraient encore du côté des numéros pairs. Il y a cinquante ans, les policiers portaient une pélerine et s'appelaient des agents. Ils passaient souvent par deux, à bicyclette et se transformaient alors en hirondelles. Il y a cinquante ans, l'autobus de l'avenue Daumesnil avait un gros nez, ce n'était pas le 29 mais le 66 et il allait jusqu'aux Batignolles, un endroit sans aucun doute lointain et mystérieux. Il y a cinquante ans, sous les arcades, il n'y avait pas de galeries d'art, mais des entrepôts de bière et des écuries avec de gros chevaux, le nez dans leur sac d'avoine. Par-dessus, c'est un train à vapeur qui passait sur le viaduc pour relier la Bastille à Saint Maur. Il y a cinquante ans, les enfants jouaient déjà rue Hector Malo, pas sur un parking, mais dans la cour de terre battue de l'école maternelle saint Raphaël. Il y a cinquante ans, pour trouver de bonnes lanières en cuir pour ses patins à roulette, il fallait aller rue d'Aligre chez la marchande de couleurs. Il y a cinquante ans, les passages pour piétons étaient cloutés et on se promenait déjà en famille, le dimanche, avenue Daumesnil...

image 5 : 98 avenue Daumesnil en 2010

image 6 : école Bignon à Paris 12ème
de 1947 à 1951

image 7 : école Bignon à Paris 12ème en 2010

image 8 : arrivée d'enfants à la gare du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) en 1950

image 9 : Le train à vapeur qui nous amenait au Chambon-sur-Lignon (1965)
de 1945 à 1956 pendant les vacances.

image 10 : le Lizieux, la montagne de fond de toute mon enfance chez mes grands-parents au Chambon-sur-Lignon. Ferme traditionnelle semblable à celle de mon oncle.

image 11 : Riondet au Chambon-sur-Lignon, ferme de mes grands-parents disparus en 1956, photographiée en 1970.

image 12 : Riondet photographiée en 2001.

image 13 : 9 bis rue des Bergers Paris 15ème. 9 m². WC sur le palier. 2 adultes, 1 bébé.
de 1963 à 1965

image 14 : Monastir (Tunisie), l'immeuble de notre appartement.
de 1963 à 1964

image 15 : Monastir, vue depuis l'appartement sur les maisonnettes et le lycée
de 1963 à 1964

image 16 : Montfermeil (Seine-St-Denis), Les Bosquets.
1965 à 1970

image 17 : dans l'appartement

image 18 : en 2010

image 19 : Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), boulevard de Polangis
de 1970 à 1973

image 20 : en 2010

image 21 : Emerainville (Seine-et-Marne), Le Champ Tortu
de 1973 à 1979

image 22 : en 2010

image 23 : Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), Le Clos de la Vigne
de 1979 à aujourd'hui

image 24 : en 2010

image 25 : en 2010

image 26 : Crest-Voland (Savoie), Le Magnier
de 1998 à 2008

image 27 : id

image 28 : id

image 29 : Pissos (Landes)
de 2008 à aujourd'hui

image 30 : id

image 31 : id

 

Home sweet home !

 

La maison où j'ai grandi

Françoise Hardy

Quand je me tourne vers mes souvenirs
Je revois la maison où j'ai grandi.
Il me revient des tas de choses
Je vois des roses dans un jardin.
Là où vivaient des arbres, maintenant
La ville est là
Et la maison, les fleurs que j'aimais tant
N'existent plus.

Ils savaient rire, tous mes amis
Ils savaient si bien partager mes jeux
Mais tout doit finir pourtant dans la vie
Et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
Mes amis me demandaient : Pourquoi pleurer ?
Découvrir le monde vaut mieux que rester.
Tu trouveras toutes les choses qu'ici
On ne voit pas
Toute une ville qui s'endort la nuit
Dans la lumière.

Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance
Je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
Tous mes amis, oui, enviaient ma chance
Mais moi, je pense encore à leur bonheur
A l'insouciance qui les faisait rire
Et il me semble que je m'entends leur dire :
Je reviendrai un jour, un beau matin
Parmi vos rires
Oui, je prendrai un jour le premier train
Du souvenir.

Le temps a passé et me revoilà
Cherchant en vain la maison que j'aimais.
Où sont les pierres et où sont les roses
Toutes ces choses auxquelles je tenais ?
D'elles et de mes amis plus une trace
D'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
Là où vivaient des arbres, maintenant
La ville est là
Et la maison, où est-elle, la maison
Où j'ai grandi ?
Je ne sais pas où est ma maison
La maison où j'ai grandi.
Où est ma maison ?
Qui sait où est ma maison ?
Ma maison, où est ma maison ?

 

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